Ateliers d'écriture AIDES

 Quelques textes obtenus en ateliers, lus le 25 avril Place de Jaude à Clermont-Ferrand, sont consultables plus bas.


Le reportage de France 3




Aperçu des textes obtenus en ateliers, lus le 25 avril Place de Jaude à Clermont-Ferrand...

Aimer

 

Aimer c’est respecter l’autre

Aimer c’est donner de soi

Aimer c’est vouloir le bonheur de l’autre

Aimer c’est être présent pour les et les mauvais moments

Aimer c’est la tendresse

Aimer c’est partager

Aimer c’es la fusion des deux

Aimer c’est voir un ami, un confident et un amant en une personne

Aimer c’est la soif d’être avec l’être cher.

Aimer…

 

Aimer ça veut dire beaucoup pour moi, et pour vous, est-ce que ça vous parle ?

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Dépistage :

 

« D » comme doute, des nuits, des corps, sans latex. Des ex sans nouvelles. Des « elles » inconnues, ou si peu. Des doutes, des peurs, des incertitudes.

 

« E » comme éviter. Eviter d’y penser. Eviter de le voir. Non, pas moi, jamais. Seulement les autres. Le pédé, l’africain… mais pas moi qui ai des parents qui m’aiment, pas moi à qui il n’arrive jamais rien... Sortir d’ici, éviter d’y penser.

 

« P » comme protection ; j’ai quand-même une valeur. Je vaux plus qu’une nuit chair contre chair. Des années, des heures, des jours ils m’en reste… Mais combien ? les protéger, oui, mais à quel prix ?

 

« I » comme immunité ? C’est le « I » du VIH, le « I » du SIDA qui pique quant on ne s’attend pas, c’est le « I grec » de cynisme qui vous prend par derrière… Le « I » de tout le monde, l’immunité de personne… « I » de Cécile, « I » de Mathieu, « I » de Delphine, de Michel, d’Isaac, d’Henri, de Stéphanie…

 

« S » comme SIDA. Ça n’existe plus, non ? Ha ! Si… encore… on en meurt plus, non ? … si encore… ça se soigne ? ça ce vit ? Mais comment ? est-ce de cette vie dont j’ai envie ? « S » de SIDA et de Solitude…

 

« T » comme terrible… terrible peur au ventre d’entendre le résultat, terrible peur de l’avoir transmis… terrible peur au ventre de voir ce ventre grossir sous poids des médicaments, de la trithérapie…

 

« A » comme attente… combien de jours ? Combien d’heures à ne pas savoir dans cette salle qui sent la biséptine ? Combien d’heures de sursis, de liberté ?

 

« G » comme garce ou grâce… je serai fixer lors des résultats…

 

« E » comme évidence… il faudra le refaire… il faudra me protéger et le refaire… pour n’être ni victime ni bourreau.

  
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À la manière de la Fontaine (le génie mis entre parenthèses…)

 

Un jeune paon fier de son plumage en corolle derrière lui  était suivi de sa cour de congénères tout aussi vaniteux .

 

De cette troupe qui se voulait élégante personne ne se souciait de  la grippe aviaire ou de tout autre virus dont ils pourraient être victimes.

 

Le chef sûr de lui-même n'entendait pas se soumettre à quelques observations de précautions. Et disait avec majesté à sa cour et à qui voulait bien l'entendre qu'il voulait  vivre sa vie comme il le souhaitait et qu'il n'avait de comptes à rendre à personne.

 

Je ne veux pas passer mon temps a faire un test à chaque fois que je fréquente une belle pintade. Je passerais mon temps dans les laboratoires. Quant aux dites pintades , belles et graciles séduites par ce bel étalon et sa fier assurance, elles gloussaient  comme des dindes pour avoir le privilège d'être courtisées.

 

À l'écart se tenait une autre petite troupe de corbeaux, certes pas moins fiers, mais beaucoup plus réservés et qui avançaient à pas mesurés dans leurs démarches amoureuses. Ils choisissaient leurs corneilles avec soin et s'informaient sur les risques qu'ils encouraient s'ils courtisaient la belle. Si les résultats étaient satisfaisants ils engageaient la conquête de leurs belles avec autant de fougue que leurs adversaires les paons.

 

Croiriez vous ce que qu'il arriva. Le paon et sa cour virent leurs plumes perdre de leurs couleurs et de leur tonus, quant aux pintades, restées seules, elles dépérirent elles aussi de la même maladie

 

La morale de cette histoire. Il vaut mieux avoir connaissance des conséquences de ses actes plutôt que d'en être responsable plus tard car même avec des regrets les faits ne sont pas tous réparables : exemple le SIDA

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Aimer

 

Ascension des sentiments, m’endormir, me réveiller près de toi. Des centaines, des milliers voire des millions de mots ne sauront te décrire et ne sauront décrire ce que tu représentes à mes yeux. Il y a des diamants en Afrique du sud, des diamants bruts qui ne demandent qu’à être taillés. Tu es l’un de ceux-là. Jeune corps frêle et fougueux, tu es comme le cheval  épris de liberté et je suis le tailleur de pierres, le chimiste qui ne connaît pas la recette exacte de l’amour, qui ne sait pas tailler le diamant à la perfection… mais je te promets de m’en rapprocher le plus possible et de tenter de donner à ton cœur de diamant la plus belle apparence. Tel le cœur des océans. Certains disent que la société doit intégrer les homosexuels mais moi je dis que homosexuels doivent désintégrer la société. Aimons nous vivants comme disait François Valéry, embrassons-nous dans la rue, tenons-nous par la main, taquinons, choquons leurs consciences, aimons nous debout !

 

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